Un million de stagiaires en 2015 ………..OFPPT
Formation professionnelle: Un million de stagiaires en 2015
· Si le financement ne suit pas, le dispositif pourrait se fissurer
· 42% du budget financés par la TFP versée par
les entreprises
· Quatre candidatures pour une place disponible
Le Comité de gestion de l’Office de la formation
professionnelle (Ofppt) s’est tenu jeudi 1er juillet pour
préparer le conseil d’administration prévu le 13 juillet.
Ce conseil sera sans doute décisif, car il interviendra
quelques semaines avant un tournant du dispositif de
la formation professionnelle piloté par l’Ofppt, la
conclusion du contrat-programme. Avec des objectifs
toujours plus hauts (1 million de jeunes à former d’ici
2015), c’est toute la structure du système qui devrait
être reconfigurée. Et avec elle, de nouvelles
ressources financières, sans lesquelles il sera difficile
de tenir la pression qui s’exerce sur le réseau de
l’Ofppt. En 2009/2010, 210.000 jeunes sortiront des
centres et instituts de la formation professionnelle. Et
d’ici cinq ans, ce chiffre sera multiplié par 5 afin de
répondre à la demande des activités portées dans les
plans sectoriels lancés par le gouvernement.
Comme tous les ans après les résultats du bac, les
guichets de l’Ofppt sont actuellement pris d’assaut. Pour une place offerte, il y a quatre candidatures. De plus en plus de jeunes
optent pour une formation métier afin d’accroître leur potentiel d’employabilité sur le marché. Le chômage des diplômés a en
effet considérablement modifié l’image de la formation professionnelle. Fini donc le temps où les instituts Ofppt étaient
considérés comme des roues de secours, où l’on se dirigeait par défaut. Au contraire, parmi les jeunes qui s’inscrivent dans les
instituts de l’Ofppt, beaucoup ont décroché leur bac avec mention.
Comment est donc financé ce dispositif qui ressemble de plus en plus à un «système universitaire bis»?
Trois sources principales: les recettes de la taxe de formation professionnelle (TFP) à hauteur de 42%, les «fonds propres»
(prestations commerciales) de l’Ofppt qui couvrent près d’un tiers du budget (34%) et la subvention de l’Etat.
Dans ce paquet, figure la partie des fonds dédiés aux contrats spéciaux de formation (CSF) non consommés dans l’année. Cette
affectation décidée à l’époque par décret était passée inaperçue. Elle fait toujours jaser les chefs d’entreprises qui n’ont jamais
compris le silence du patronat.
Comme tous les ans, l’«événement» dans le réseau de l’Ofppt est le concours général qui oppose les stagiaires aux concurrents
des établissements privés.
Grand chelem au concours général
Pour cette 22e édition, 250 stagiaires étaient en compétition. Sur les 14 programmes en compétition, l’Ofppt concourait dans 11
filières. Pour la première fois, ce concours, qui est aussi un des moments forts de l’année scolaire, avait un air maghrébin avec
les participations tunisienne et algérienne. Grâce à ses colossaux moyens et, aussi, à la qualité de son expertise, quoi qu’en
disent ses détracteurs, l’Office apparaissait comme un ogre. Résultat, une véritable razzia sur les prix mis en compétition. Toutes
filières confondues, 36 des 39 prix en jeu ont été décrochés par ses stagiaires. Fait exceptionnel, la totalité des plus hautes
marches du podium ont été occupées par des jeunes issus des centres Ofppt.
Cette domination touche indifféremment les branches les plus «porteuses» sur le marché: automatisme, génie mécanique,
automobile, froid et climatisation, BTP, TIC, modélisme et art culinaire. Dans certains cas, comme au concours de chocolaterie
sponsorisé par Aiguebelle, les jeunes de l’Institut spécialisé en hôtellerie-restauration de Polo à Casablanca ont réalisé le grand
chelem en remportant les 8 prix en compétition.
Pour l’Ofppt, le large succès de ses stagiaires à ce concours est une formidable vitrine de marketing de son dispositif de
formation. Mais aussi une preuve de la qualité de la formation dispensée dans nos établissements, complète le directeur général,
Larbi Bencheikh. L’implication plus importante des professionnels dans l’ingénierie pédagogique a débouché sur des résultats
spectaculaires. Dans l’aéronautique par exemple, trois techniciens sur quatre qui travaillent chez les sous-traitants sont des
lauréats des instituts de l’Ofppt. Même proportion dans l’offshoring qui puise largement dans le vivier de ces instituts.
L’Économiste http://www.leconomiste.com/print_article.html?a=101492
1 sur 2 02/07/2010 15:36
L’attractivité sociale dans l’hôtellerie
Dans l’hôtellerie où l’Ofppt se partage la tâche avec les instituts relèvant du ministère du Tourisme (les syndicats ayant réussi à
bloquer tout transfert), des griefs récurrents reviennent sur la qualité de formation. La direction de l’Ofppt concède que les
choses sont perfectibles, mais rappelle aussi la responsabilité des professionnels. Comment expliquer que ces jeunes deviennent
plus performants dès qu’ils sortent du Maroc? Au moins la moitié des lauréats issus des instituts d’hôtellerie de l’Ofppt partent
travailler à l’étranger, dans les pays du Golfe et en Espagne au bout de deux ans.
En réalité, le problème de fond tient à l’attractivité sociale des entreprises hôtelières, reconnaît un professionnel. Les conditions
de travail dans beaucoup d’hôtels et de restaurants relèvent de l’exploitation pure et simple: employés mal payés, horaires
contraignants, absence de couverture sociale, etc. La seule réponse à ce déficit se résume en une charte signée à l’initiative de
la Fédération du tourisme, un chapelet d’engagements qui n’a rien changé sur le terrain
et pour le forum voila ici
































